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Vendredi 5 janvier 2007

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse. Quelqu'un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit : « Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami ? »

« Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes tout cela, j'aimerais te faire passer un test rapide. Ce que tu as à me dire, l'as tu fait passer par les trois passoires ? Mais oui, reprit Socrate, avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des trois passoires.

La première passoire est celle de la VÉRITÉ. As-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est VRAI ? »

« Non, pas vraiment, je n'ai pas vu la chose moi-même, je l'ai seulement entendu dire. »

« Très bien! Tu ne sais donc pas si c'est la vérité. Voyons maintenant, essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la BONTÉ. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de BIEN ? »

« Ah non, au contraire! J'ai entendu dire que ton ami avait très mal agi. »

« Donc, continue Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es pas sûr qu'elles soient vraies. Ce n'est pas très prometteur! Mais tu peux encore passer le test, car il reste une passoire : celle de l'UTILITÉ. Est-il UTILE que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ? »

« Utile ? Non, pas vraiment, je ne crois pas que ce soit utile. »

« Alors, de conclure Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni VRAI, ni BIEN, ni UTILE, pourquoi vouloir me le dire ? Je ne veux rien savoir. De ton côté, tu ferais mieux d'oublier tout cela. »

 
- Publié dans : Histoires de s'y retrouver
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Vendredi 5 janvier 2007
L’histoire est de Jacques Languirand, avant que son émission à CBF ne s’intitule « Paarrrr… »; elle est racontée de mémoire.


C’est l’histoire d’un jeune prince qui gouvernait son royaume de façon avisée, avec bonté et justice. Il était en paix avec ses voisins et aimé de son peuple.

Il réunit un jour ses conseillers. « Aidez-moi, je vous prie, à surmonter ce problème. Des jours, je suis heureux et vis de merveilleux moments, tantôt paisibles tantôt fous, alors que d’autres fois, je me sens tellement seul et suis malheureux à en mourir! »

« Vous êtes des hommes de connaissance et d’expérience, des hommes de cœur, aidez-moi à éloigner ces abîmes.»

Les conseillers revinrent au bout de quelque temps et il les accueillit, un à un, avec empressement. Le dernier, après l’avoir salué, lui remit une petite boîte de bois dont il ouvrit le couvercle en lui tendant . Elle contenait un bel anneau, à l’intérieur duquel était inscrit : « cela aussi passera ».

« Portez cet anneau et pensez à son message dans les moments difficiles, dit le conseiller pendant que le prince l'enfilait à son doigt, mais une chose importe, mon Prince, c'est de le regarder aussi lors des moments merveilleux... »

- Publié dans : Histoires de s'y retrouver
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Mardi 27 juin 2006

Mes relations avec les autres de Thomas Gordon

"Toi et moi vivons une relation que j'apprécie et que je veux sauvegarder. Cependant, chacun de nous demeure une personne distincte ayant ses besoins propres et le droit de les satisfaire.

Lorsque tu éprouveras des problèmes à satisfaire tes besoins, j'essaierai de t'écouter, de t'accepter véritablement, de façon à te faciliter la découverte de tes propres solutions plutôt que de te donner les miennes. Je respecterai aussi ton droit de choisir tes propres croyances et de développer tes propres valeurs, si différentes soient-elles des miennes.

Quand ton comportement m'empêchera de satisfaire mes besoins, je te dirai ouvertement  et franchement comment  ton comportement m'affecte, car j'ai confiance que tu respectes suffisament mes besoins et mes sentiments pour essayer de changer ce comportement qui m'est innaceptable. Aussi, lorsque mon comportement te sera inaceptable, je t'encourage à me le dire ouvertement et franchement pour que je puisse essayer de le changer.

Quand aucun de nous ne pourra changer son comportement pour satisfaire les besoins de l'autre, reconnaissons que nous avons un conflit ; engageons nous à le résoudre sans recourir au pouvoir ou à l'autorité pour gagner au dépens de l'autre qui perdrait. Je respecte tes besoins et je dois aussi respecter les miens. Efforçons-nous donc de toujours trouver à nos évitables conflits des solutions acceptables pour chacun de nous. Ainsi tes besoins seront satisfaits ainsi que les miens. Personne ne perdra, nous y gagnerons tous les deux.

De cette façon, en satisfaisant tes besoins tu pourras t'épanouir en tant que personne et moi de même. Nous créerons ainsi une relations où chacun de nous pourra devenir ce qu'il est capable d'être. Et nous pourrons poursuivre notre relation dans le respet et l'amour mutuels et dans la paix."

- Publié dans : Pourquoi pas ?
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L'exemple touche plus que ne le fait la menace Corneille 
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